La veille du 11 novembre 1938, dans un atelier

clandestin sous les catacombes parisiennes,

l’inventeur Étienne Vauvert assemble un

dispositif capable de capturer des fragments de

mémoire. L’appareil, conçu pour révéler des

vérités cachées, est interdit depuis la chute de

la République radicale. Les autorités

surveillent les réseaux de savants dissidents,

et tout usage non autorisé entraîne la prison ou

pire.

Vauvert, ancien chercheur de l’École

polytechnique, a perdu son poste après avoir

prédit l’effondrement économique. Il travaille

seul, soutenu par une jeune femme nommée

Clémence, qui l’aide à cacher ses recherches. Un

soir, il active l’appareil sur un objet ancien :

une montre cassée appartenant à son père, mort

dans les tranchées de 1914. L’appareil projette

une vision onirique : un homme vêtu de noir,

avec un masque de fer, murmure une prophétie.

Le lendemain, Vauvert est arrêté par la police

secrète. On l’accuse de complot contre l’État.

Dans sa cellule, il reçoit une lettre anonyme :

« La prophétie n’est pas terminée. » Clémence,

déterminée, s’introduit dans le quartier général

des agents pour récupérer les notes de Vauvert.

Elle découvre qu’il avait lié la prophétie à un

événement futur : l’assassinat d’un ministre en

1940.

Les règles de ce monde sont claires : les

visions ne peuvent être partagées sans risquer

une condamnation immédiate. Mais Clémence,

convaincue que la prophétie est réelle, décide

d’agir. Elle révèle les preuves à un journaliste

indépendant, qui publie un article incriminant

le gouvernement. Le lendemain, le ministre est

tué, et l’article est retiré.

Vauvert, libéré sous condition, retrouve

Clémence dans un café de Montmartre. Ils

regardent les journaux, dont une photo du

ministre assassiné. La prophétie est accomplie.

Mais l’image de l’homme au masque de fer revient

dans les rêves de Vauvert, toujours plus proche.

Le monde a changé, mais la vengeance n’est pas

finie.