L’année 1932, Paris. Une femme en noir traverse

les ruelles du Quartier Latin, son manteau

souillé par la pluie et la cendre des usines.

Elle est connue sous le nom de « La Foudre »,

une mercenaire recrutée par un cercle secret

pour éliminer des figures influentes. Mais elle

découvre un journal caché dans un mur de

l’ancien Hôtel de Ségur : des noms de

politiciens, d’industriels, d’artistes, tous

marqués d’un point rouge. Leur pouvoir est

entièrement contrôlé par une organisation

inconnue, qui utilise des rites anciens pour

maintenir l’équilibre du pays.

La Foudre refuse de tuer. Elle suit les traces,

découvrant que les rites impliquent une danse

ritualisée, un rituel nocturne dans les

catacombes, où des femmes — les « Femmes

Maudites » — sont sacrifiées pour garantir la

stabilité politique. Elle apprend qu’un

soulèvement populaire est imminent, orchestré

par des intellectuels exilés et des ouvriers

désespérés. Mais l’organisation a prévu leur

venue : les Femmes Maudites seront utilisées

comme boucliers humains lors de l’assaut.

La Foudre décide de trahir son employeur. Elle

s’introduit dans les catacombes pendant la nuit

de la danse, se déguise en victime. Les autres

Femmes Maudites, prises au piège depuis des mois,

la regardent avec méfiance. Lorsque les insurgés

arrivent, elles se retournent contre leurs

gardiens. La Foudre tue le chef du cercle, un

homme vêtu de noir, qui murmure une formule

ancienne avant de mourir. L’organisation

s’effondre, mais le pouvoir ne disparaît pas :

il se réorganise, plus discrètement, derrière

les murs des palais.

Les rues de Paris s’animent. Des affiches de

résistance apparaissent, des poèmes de révolte

circulent. La Foudre disparaît, mais son image

devient légendaire. On raconte qu’elle a changé

la donne, que le pouvoir ne sera plus jamais le

même. Le gothique de la nuit, la peur,

l’obscurité, tout cela reste, mais le feu de la

révolte a été allumé.