La cité s’effondre sous les coups de la guerre.

Les rues, autrefois animées, sont désormais

silencieuses, envahies par les ombres des

réfugiés et des mercenaires. Un inventeur, exilé

depuis cinq ans, vit caché dans un village perdu.

Son nom est prononcé à voix basse, associé à une

machine capable de transformer l’énergie en vie.

Les autorités locales, en quête de pouvoir, ont

mis une récompense sur sa tête. Ils croient que

son invention peut sauver le pays, mais ils

ignorent qu’elle a aussi le pouvoir de le

détruire. L’inventeur, acculé, décide de fuir

vers l’ouest, où il espère trouver refuge.

Au cours de sa fuite, il est capturé par une

bande armée. Ils lui offrent un marché : livrer

ses plans en échange de sa liberté. Il refuse.

La nuit suivante, il s’échappe, emportant un

seul objet : un carnet rempli de schémas secrets.

Le jour du départ, il traverse une forêt où les

arbres sont coupés, la terre brûlée. Il arrive à

une gare abandonnée. Une femme l’attend, vêtue

d’un manteau noir. Elle lui tend un document :

un contrat signé par le gouvernement, promettant

une amnistie s’il revient.

Il hésite, puis déchire le papier. La machine

est trop dangereuse. Mais la ville, en proie à

la famine et aux raids, ne peut survivre sans

elle. Le soir même, il retourne dans la cité,

sachant qu’il sera tué. À l’aube, on retrouve

son corps, allongé près de la machine, les mains

ouvertes, comme s’il avait tenté de la détruire.

La révolution commence. Les soldats, découvrant

les plans, se battent pour les prendre. Personne

ne comprend ce qu’il a fait. Seuls les

survivants murmurent son nom, associé à une

lumière brève, fugace, qui traversa la ville

avant de disparaître.