La jeune guérisseuse Élodie découvre un grimoire

oublié dans les archives d’une école privée,

datant de la fin des années 1920. Le texte

raconte un pacte ancien entre les sœurs

fondatrices et une force obscure, destiné à

protéger le savoir médical des autorités. Mais

le grimoire contient aussi une liste de noms,

dont celui de sa propre grandmère.

Les murs de l’école, autrefois un hôpital

clandestin pour les réfugiés politiques, sont

maintenant recouverts de fresques décrivant des

rituels oubliés. Les élèves, sous prétexte de

cours de médecine, participent à des cérémonies

nocturnes où des objets mystérieux — des cœurs

en verre, des os gravés — sont utilisés pour

"purifier" les âmes. Élodie commence à

voir des

signes : des étudiants disparaissent, des

symptômes inexpliqués apparaissent, et les

enseignants refusent de parler du passé.

Un professeur, ancien médecin de l’armée, lui

révèle que l’école a été construite sur un

ancien lieu de culte, transformé en centre de

soins pendant la guerre. Il lui montre un

contrat scellé avec une signature brouillée,

daté de 1923. L’accord stipulait que chaque

génération de médecins devrait offrir un "

don" :

un membre, un souvenir, ou une part de leur

esprit. Élodie comprend qu’elle est la prochaine.

Dans la salle des archives, elle trouve un

coffre caché. À l’intérieur, un miroir brisé et

un journal intime. Le journal mentionne une

"sœur noire", une figure mythique qui

guide les

guérisseuses vers leur destin. La nuit suivante,

elle est convoquée dans la salle des cérémonies.

Les autres étudiants, habillés de noir, lui

demandent de choisir : rester dans l’ombre et

devenir une protectrice, ou revenir au monde des

vivants, mais sans souvenirs.

Élodie refuse. Elle brise le miroir, libérant

une vague d’images : des corps morts, des

visages familiers, des sanglots étouffés.

L’école s’effondre lentement, ses murs se

fissurent, ses fenêtres se couvrent de givre.

Les élèves, libérés de leur condition,

s’enfuient dans la nuit. Élodie, blessée mais

consciente, marche vers la ville. Elle ne se

souvient plus de son nom, mais sent que quelque

chose en elle a changé.

L’histoire de l’école reste inconnue. Seuls

quelques fragments de journal circulent,

racontant une guérisseuse qui a rompu un pacte.

Personne ne sait si elle est devenue folle, ou

si elle a simplement retrouvé ce qui lui

appartenait.