L'année 1932, Paris. Le laboratoire de

l'ingénieur Étienne Lefèvre, disparu depuis cinq

ans, est révélé comme le lieu d'une invention :

un dispositif capable de modifier la perception

du temps. Les autorités, craignant un chaos

social, ont détruit toutes les preuves. Mais les

fragments restants sont récupérés par des

groupes clandestins, dont une femme seule,

Marguerite, veuve de Lefèvre, qui a dissimulé

son identité sous un nom d'emprunt.

Les rumeurs montent. Des hommes apparaissent

soudainement dans des époques non leur, des

objets anachroniques circulent. La police,

désorientée, lance des opérations de nettoyage.

Marguerite, utilisant les connaissances de son

mari, construit un appareil miniature capable de

stabiliser les effets temporels. Elle reçoit une

lettre anonyme : "Tu es la dernière. Viens au

Palais de la Résistance."

Le Palais, ancien centre de résistance durant la

guerre, est désormais un lieu interdit.

Marguerite y pénètre, trouvant un autre

ingénieur, Auguste Morel, ancien collaborateur

de Lefèvre. Il possède lui aussi un dispositif.

Ils se confrontent : Morel prétend que le temps

n’est pas un fleuve, mais un réseau, et que

l’usage de l’appareil peut redéfinir l’ordre

social. Marguerite refuse : elle veut seulement

protéger le passé, ne pas le manipuler.

Un règlement secret s’applique : toute

utilisation de l’appareil sans autorisation est

punie de l’effacement du temps. Ceux qui en

usent disparaissent, non pas physiquement, mais

socialement, comme si leur existence avait été

effacée. Marguerite et Morel, chacun convaincu

de sa cause, doivent décider : utiliser

l’appareil pour changer le présent, ou le

détruire.

Le duel commence dans la salle des archives.

Morel active son appareil, projetant Marguerite

dans une version alternative de 1925, où Lefèvre

est encore vivant. Elle doit choisir : revenir à

son temps, ou rester là, avec lui. Mais

l’appareil a un coût : chaque usage érode la

mémoire collective. En choisissant, elle risque

d’effacer toute trace de l’œuvre de Lefèvre.

Elle retourne dans son temps. Morel, déçu,

détruit son appareil. Le gouvernement, informé,

ordonne la destruction des derniers fragments.

Marguerite, seule, garde un fragment caché. Le

temps reste fragile, mais le chaos est évité.

Elle n’est plus une veuve, mais une gardienne.