Le sol s'est fissuré sous les ruines de Paris.
L'air est chargé de poussière radioactive, et
les survivants vivent dans des abris souterrains,
se réunissant autour de légendes. La technologie
a disparu, remplacée par des systèmes
rudimentaires de survie. Les lois sont écrites
sur les murs, et les règles du jeu sont claires :
personne ne sort sans autorisation, et personne
ne revient sans être changé.
Il marche seul depuis des semaines. Son visage
est recouvert de cicatrices, ses vêtements usés,
mais ses yeux brûlent d'une détermination
inquiétante. Il est l'un des derniers de la «
Chaîne », une organisation clandestine qui
prétend garder le savoir perdu. Mais il n'a plus
confiance en personne. Chaque pas qu'il fait est
un défi à la solitude qui l'habite depuis la
perte de sa famille.
Il découvre une carte gravée sur une plaque
métallique, enterrée sous les décombres d'un
ancien musée. Le symbole est familier : une
étoile entourée de cercles. Il suit la piste,
traversant des zones interdites où les ombres
bougent sans raison. Un groupe d'individus armés
le repère, mais il leur échappe en sautant dans
un tunnel abandonné.
La lumière d'une lampe torche révèle une salle
souterraine. Des archives, des objets anciens,
et au centre, une boîte en métal. À l'intérieur,
un journal écrit dans une langue oubliée. Les
pages parlent d'un "Trésor de l'
Âme", un
artefact capable de réveiller les esprits du
passé. Mais chaque lecture lui rappelle un
souvenir douloureux : son enfant, sa femme, les
cris de la ville en flammes.
Un homme apparaît derrière lui. Il porte un
masque, mais sa voix est reconnaissable. C’est
un ancien allié, maintenant ennemi. Il veut le
trésor pour sauver sa propre famille, mais il
ignore ce qu’il contient. L’homme tire. Le héros
évite la balle, mais tombe contre un mur. Le
journal tombe à terre, ouvrant une page avec une
inscription : « Ce qui est perdu peut être
retrouvé, mais jamais oublié. »
Il ramasse le journal, court vers la sortie, et
disparaît dans les ténèbres. Le trésor reste
caché, mais la quête a changé. Il ne cherche
plus un objet, mais une vérité qu’il ne peut
partager. La solitude persiste, mais elle est
maintenant accompagnée d’un espoir fragile.


