Le quartier Latin s'assombrit sous les

réverbères rouges. Un homme traverse les ruelles,

portant un colt .38 dans sa veste. Les murs

murmurent des noms oubliés. La guerre a laissé

des cicatrices visibles et invisibles.

Les cafés deviennent des théâtres de

conspiration. Des lettres brûlées dans des

cendriers en verre. Un agent secret, ancien

officier, est recruté pour éliminer un ministre

suspect. L'État s'effrite, mais le

pouvoir reste

entier.

L'antihéros reçoit un message codé : "

Il vit à

Montmartre." Il refuse au début, mais la dette

l'oblige. Il emprunte un revolver à un ami, un

homme qui a déjà disparu. Le prix de la mission :

une somme impossible à ignorer.

La nuit tombe. Une silhouette bouge derrière une

fenêtre. L'antihéros tire, manque. Une balle

frôle une femme. Elle tombe, blessée. Il ne peut

pas fuir. La police arrive. Il est arrêté, mais

pas interrogé. Un autre meurtre est planifié.

Le ministre est tué, mais son corps est remplacé.

L'antihéros découvre un complot qui va bien

audelà de la politique. Des forces anciennes,

des alliances cachées, des règles non dites. Le

paysage change : les lois sont floues, les

alliés rares.

Il est forcé de choisir : rester dans l'ombre ou

prendre le risque de révéler la vérité. Il

choisit la lumière. Mais le prix est lourd. Son

nom est effacé des registres. Il devient un

fantôme.

La ville continue de tourner, mais rien n'est

comme avant. Le ciel reste gris, les rues

toujours mouillées. L'antihéros disparaît dans

les ombres, mais son acte reste. Un geste qui ne

sera jamais raconté, mais qui change tout.