L’année 1932 s’ouvre sur une France en

décomposition. Les réseaux électriques,

autrefois symbole de modernité, sont désormais

contrôlés par une organisation secrète nommée Le

Cercle Noir. Les autorités locales n’osent plus

parler de la disparition des éclairages dans les

quartiers populaires, ni du silence qui suit les

cris des victimes. La lumière est devenue un

luxe, un symbole de pouvoir.

Le prince banni, Alexandre de Montreuil, revient

à Paris après vingt ans d’exil. Son royaume a

été transformé en un territoire où la nuit règne

en maître. Les rues sont traversées par des

ombres vivantes, des créatures issues d’un

ancien rituel oublié. Il découvre que son père,

autrefois roi, a signé un pacte avec une entité

inconnue pour préserver le trône. L’accord

exigeait une offrande : l’âme d’un héritier, et

le sang de la famille royale.

Alexandre refuse cette destinée. Mais il est

traqué par les agents du Cercle Noir, qui ont

perdu patience. Un premier assassinat est commis

: le frère jumeau d’Alexandre, Louis, est

retrouvé pendu dans un jardin public, ses yeux

fixant le ciel comme s’il avait vu quelque chose

qu’il ne devait pas voir.

La corruption commence par les rêves. Ceux qui

acceptent le pacte voient leurs pensées

déformées, leur esprit empoisonné par des images

de violence et de domination. Le prince banni

est forcé de descendre dans les catacombes, où

les anciens rois ont enterré leurs secrets. Il y

trouve un livre interdit, Le Testament des

Ombres, qui révèle que le Cercle Noir n’est pas

une organisation, mais une forme de vie qui

s’alimente de l’âme humaine.

Il est confronté à un choix : accepter le pacte

pour sauver son peuple, ou résister et voir la

France sombrer dans l’obscurité totale. Il

choisit de résister. Dans une salle souterraine,

il brûle le livre, mais la corruption a déjà

pris racine. Les ombres se réveillent, et la

nuit devient un ennemi vivant.

À l’aube, les premiers feux électriques

s’allument à nouveau. Les habitants regardent

vers le ciel, incrédules. Mais dans les miroirs,

leurs visages sont recouverts de taches noires,

comme si une partie d’eux avait été volée. Le

prince banni, désormais sans couronne, marche

seul dans les rues. Il n’a pas gagné, mais il a

retardé la chute. La France respire encore, mais

sous une autre forme.