Le 14 juillet 1923, un incendie détruit la
bibliothèque du château de Versailles. Parmi les
cendres, on retrouve un grimoire ancien,
révélant des rituels capables de manipuler la
matière. Le gouvernement, craignant une
renaissance des forces occultes, interdit toute
étude sur les textes anciens.
Un mois plus tard, la sorcière Élodie Dufresne
disparaît après avoir été vue en conversation
avec un étranger au café de Flore. Son nom est
effacé des registres officiels. Personne ne sait
qu’elle a volé le grimoire avant de s’enfuir.
Le roi de l’ombre, un homme à la cape noire,
apparaît dans les rues de Paris. Il réclame la
sorcière en échange d’un pacte : la fin des
interdits. Les autorités refusent. L’ombre se
mue en légion. Des citoyens sont arrêtés, leurs
corps marqués d’une rune.
Élodie, cachée dans les catacombes, découvre que
le grimoire ne contient pas seulement des sorts,
mais une carte vers un lieu où la magie n’est
pas interdite. Elle y va seule, suivant les
indices gravés dans les murs.
Le roi la trouve. Il lui offre une chance : elle
peut rétablir l’équilibre entre le monde des
hommes et celui des ombres, ou être emprisonnée
pour toujours. Elle refuse. Il la captive dans
un palais souterrain, où les murs respirent et
les miroirs mentent.
Dans le même temps, un journaliste du Journal de
Paris commence à enquêter sur les disparitions.
Il retrouve des traces de la sorcière, des
symboles anciens, et une lettre écrite dans un
dialecte oublié. Il est arrêté, ses notes
brûlées.
Élodie, prisonnière, utilise le grimoire pour
créer un passage vers le monde des vivants. Elle
s’échappe, mais le roi la poursuit. À la gare de
Lyon, elle monte dans un train en partance pour
Marseille. Le roi, à la fenêtre, murmure : « Tu
reviendras. »
Le gouvernement déclare la magie morte. Les
livres interdits sont brûlés. Mais dans les
ruelles de Montmartre, des enfants racontent des
histoires de sorcières et de rois qui parlent
aux ombres. La mémoire ne s’efface pas si
facilement.


