La cité de Lysane est recouverte d’un brouillard
violet qui ronge les esprits. Les habitants
perdent la mémoire, se déchirent en rêves sans
fin. Les autorités attribuent cela à une maladie,
mais une femme exilée, Mélisande, sait la vérité
: une corruption magique ancienne a réveillé un
dieu oublié, et seul un roi en proie à la
paranoïa peut le contrecarrer.
Le roi Étienne, soupçonneux et solitaire, refuse
toute aide extérieure. Il a vu ses conseillers
disparaître dans le brouillard, leurs corps
retrouvés sans âme. Mélisande, chassée pour
avoir prédit la venue du dieu, est condamnée à
l’isolement. Mais lorsqu’une délégation de la
cité s’effondre en pleine rue, Étienne est forcé
de reconnaître qu’il n’a plus de temps.
Il fait venir Mélisande, non pour l’aider, mais
pour la surveiller. Leur alliance forcée
commence dans la suspicion. Elle lui révèle que
le dieu ne veut pas détruire Lysane, mais
l’absorber — son énergie vitale est nécessaire à
sa renaissance. Pour l’empêcher, il faut
détruire le cœur de la cité, un lieu où les lois
du monde sont altérées.
Étienne interdit la destruction. Il préfère
mourir avec sa ville que la voir brûler.
Mélisande, cependant, découvre un secret : le
roi n’est pas humain. Son âme est scindée, une
partie d’ellemême ayant été transférée au dieu
lors d’un rituel oublié. La corruption n’est pas
une menace extérieure, mais une partie de lui.
Le brouillard s’épaissit. Les rues de Lysane
deviennent des miroirs sans fin. Mélisande et
Étienne doivent choisir : détruire le cœur et
tuer le roi, ou laisser la cité être avalée. Ils
optent pour la première solution, mais lors de
l’attaque, Étienne se jette devant elle,
sacrifiant sa vie pour protéger le monde.
Mélisande, seule, remplit l’ancien rituel et
libère le dieu, mais pas comme prévu : il ne
revient pas, il disparaît, emportant avec lui la
corruption. La cité est sauvée, mais vide, comme
si tout avait été effacé.
Mélisande part, le cœur vide. La corruption est
passée, mais quelque chose de plus profond a été
perdu.


