Paris 1932. L’ancien roi a été assassiné. Sa

fille, cachée sous un nom d’emprunt, vit en

marge. Les rues sont emplies de murmures, de

révolutionnaires et de silences pesants. La

ville est une machine à effacer les passés.

Elle reçoit une lettre scellée d’un sceau

familier. Le message est court : « Le trône

attend. » Elle refuse. Mais les hommes qui la

traquent ne reculent devant rien. Un émissaire

du nouveau pouvoir la retrouve dans un café de

Montmartre. Il lui offre un marché : elle

devient reine ou meurt.

Le système de pouvoir a changé. Le gouvernement

s’est transformé en une oligarchie secrète, où

les lois sont écrites par des mains invisibles.

Pour accéder au trône, il faut renoncer à son

passé. Elle refuse encore. Mais les règles sont

claires : tout ce qui appartient au passé est

interdit. Son nom, son histoire, ses souvenirs —

tout est illégal.

Elle s’enfuit vers la campagne. Une ferme isolée,

un refuge temporaire. Mais les chasseurs la

trouvent. Un homme la menace avec un pistolet.

Elle le tue. Le code de l’État exige qu’elle

soit jugée. Elle est arrêtée. Le procès est

rapide. Elle est condamnée à la prison

perpétuelle.

Dans la cellule, elle apprend que le tyran a été

assassiné. Le trône est vide. Mais la loi

interdit toute remise en question du pouvoir.

Elle est libérée, mais sous surveillance. Elle

doit choisir : rester dans l’ombre, ou reprendre

le trône.

Elle décide. Elle revient à Paris. Elle

s’habille comme une reine. Elle entre dans le

palais, sans armes, sans armée. Les gardes la

reconnaissent. Ils hésitent. Elle leur dit : «

Je suis votre reine. »

Leur silence est une réponse. Elle monte les

marches. La salle est vide. Personne ne l’attend.

Mais le trône est là. Elle s’y assoit. La nuit

tombe. La ville s’agite. Des voix murmurent son

nom. La vengeance est accomplie. La reine de la

nuit règne.