L'année 1932, Paris est un cimetière de rêves.
L'aristocrate Étienne de Montreuil, ancien comte,
a perdu son titre, sa fortune et sa sœur jumelle
dans un incendie qui détruit l’ancienne demeure
familiale. La guerre, les impôts, les syndicats
ont rongé son héritage. Il n’a plus que ses
souvenirs et une montre à remontoir, cadeau d’un
alchimiste inconnu, dont il ignore le pouvoir.
Le 14 juillet, en cherchant des documents dans
les ruines, Étienne active la montre. Le temps
se déchire. Il se retrouve dans le passé : 1912,
au cœur de la Belle Époque. Les rues sont encore
illuminées, les voitures rares, les hommes
portent des chapeaux hauts et les femmes des
robes longues. Mais l’air sent la poudre, la
peur. Une lettre lui parvient, glissée sous sa
porte : « Ne laisse pas Marie partir. »
Étienne comprend qu’il peut influencer le passé.
Il essaie de sauver sa sœur, de prévenir
l’incendie. Mais chaque tentative déclenche un
effet secondaire. Un homme inconnu, un espion
allemand, semble le suivre. Les règles du voyage
temporel sont strictes : il ne peut modifier
qu’une seule chose, et chaque changement a un
prix. Lorsqu’il empêche l’incendie, une guerre
civile éclate dans les usines de la région.
Lorsqu’il protège sa sœur, elle meurt d’une
maladie inconnue.
À la fin, Étienne retourne au présent. La maison
est intacte, mais sa sœur n’est pas là. Une
lettre l’attend : « Tu as choisi le monde où tu
es seul. » La montre est brisée. Il reste assis
dans l’obscurité, un verre de cognac à la main,
fixant le vide. Le passé a pris sa revanche.


