Le quartier du 13e arrondissement de Paris est
transformé par l’arrivée d’un immeuble de verre
et d’acier, le Palais des Technologies. Les rues
adjacentes, autrefois animées de cafés et de
librairies, se transforment en boulevard désert,
sous l’effet d’une nouvelle réglementation
municipale interdisant les activités
commerciales non autorisées. L’air sent la
peinture fraîche et le métal brûlé.
Le détective privé Étienne Vaurien reçoit une
enveloppe sans nom contenant une photo de
l’entrée du Palais, avec un point noir sur la
porte. Il y est invité à venir seul, au milieu
de la nuit. La sécurité est renforcée, les
caméras tournent sans relâche, mais l’accès est
limité aux seuls employés certifiés. Vaurien
s’insinue dans le chantier, passant par un
conduit d’aération. À l’étage 13, il découvre
une pièce close, sans fenêtre, où des documents
sont stockés dans des coffres blindés. Un
gardien le surprend, mais Vaurien réussit à
s’échapper en utilisant un outil de serrurerie
ancien, récupéré dans une poubelle.
Les documents concernent un projet secret : un
réseau de capteurs invisibles, intégrés dans les
murs des immeubles, capable de suivre les
mouvements et les conversations des habitants.
Le système, présenté comme une innovation pour
la sécurité publique, est en réalité conçu pour
surveiller les opposants politiques. Vaurien est
suivi par un homme en costume sombre, qui lui
offre un choix : révéler le projet ou
disparaître. Il refuse, et le soir même, son
appartement est cambriolé. Les objets personnels
sont détruits, sa carte de visite est remplacée
par un avis de recherche.
Il retrouve un message codé, envoyé par une
source anonyme, qui l’invite à se rendre dans un
café clandestin, caché sous un magasin de
vêtements. Le lieu est fréquenté par des
intellectuels, des artistes, et des anciens
fonctionnaires. Là, il apprend que le Palais des
Technologies est le centre d’un programme
gouvernemental visant à moderniser la police, en
s’appuyant sur des technologies extrêmement
avancées. Les règles de ce nouveau système sont
strictes : tout citoyen doit être enregistré, et
toute information non autorisée est punissable.
Vaurien comprend qu’il ne peut plus rester
neutre.
La nuit suivante, il retourne au Palais, cette
fois pour infiltrer le centre de contrôle. Il
utilise un passepartout trouvé dans un ancien
coffre, et parvient à accéder à une salle de
serveurs. Il y découvre des données sur des
individus suspectés d’agir contre l’ordre établi.
Il copie les fichiers sur un disque dur, puis
fuit par le toit. Le lendemain, les journaux
annoncent une opération de police dans le
quartier, et le Palais est temporairement fermé.
Vaurien, désormais hors de portée, part en
direction de la campagne, laissant derrière lui
un silence chargé de questions.


